Environ 50 mille personnes vivent dans des zones à haut risque à Arequipa

Arequipa la population a crû de manière si désordonnée et sans aucun contrôle, qu’il existe quelques colonies de peuplement à moins de 9 kilomètres de distance du cratère du volcan Misti, et environ 50 mille personnes vivant dans des zones considérées comme à haut risque.

L’information a été fournie par l’ingénieur Marco Rivera, coordinateur de l’Observatoire Volcanologique de l’Ingemmet, institution qui a réalisé une étude d’évaluation de zones de risque et qui a démontré que, d’années en années, la population qui habite dans des zones inaptes à la construction de résidences augmente.

Dans les années 2006/2007, cette population atteignait à peine les 10 mille personnes ce qui, avec une bonne politique d’expansion urbaine, aurait pu être contrôlé, mais aucune autorité n’a fait quoi que ce soit à ce sujet et maintenant environ 50 mille personnes au minimum, dans divers districts, se trouvent sérieusement en danger.

Il fait remarquer que, par exemple Chiguata est un clair exemple de ce qu’il n’aurait jamais fallu permettre, suivent Miraflores et Mariano Melgar, dont les colonies de peuplement ont crû en direction du cratère, sans compter Alto Selva Alegre, Cayma et Cerro Colorado, ce dernier s’étalant sur les flancs du Chachani.

« Le pire de tout est que les autorités de chaque district savent ce qui passe, parce que la carte des risques leur a été communiquée, mais il semble que l’aspect politique a plus de poids et elles ne font rien sur ce thème et, à cela, se joignent les entreprises de services (comme l’eau et l’électricité), qui ne sentent pas concernées par les sites d’implantation », ajoute le spécialiste.

Avec la nouvelle loi, explique-t-il, toutes les colonies de peuplement doivent nécessairement procéder à une étude d’évaluation de risques qui doit être approuvée par le Centre National d’Estimation, de Prévention et la Réduction de Risque de Désastres (Cenepred), lui-même composé de diverses institutions. En effet, beaucoup de ces colonies cherchent à régulariser leur situation, quelle qu’elle soit.

Rivera indique qu’il y a au moins 8 colonies qui se trouvent dans la zone de risque et pour lesquelles il n’y a aucun moyen de régler le problème, puisqu’elles sont en partie dans le lit d’un torrent ou d’un ravin, sur les versants d’une rivière ou sous un coteau, ce qui, inévitablement, fera des victimes du fait des pluies, de coulées de boues ou lors d’ une éruption probable du volcan.
UN FAIT
Un parfait exemple est donné dans la zone de Paucarpata où, en début d’année, la coulée de pierres, de boue et de terre a pris la vie d’une personne. Mais, à ce jour, la situation persiste, le site continue d’être habité comme s’il ne s’était rien passé.

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